Le patron de Meetic s’attaque au marché des lunettes sur Internet

Fin mars 2011, le PDG de Meetic (Marc Simoncini) vient de faire l’acquisition du site lentilles-moins-cheres.com et il projette d’investir 7,5 millions d’euros dans les lunettes. Le but du PDG de Meetic est de créer des produits d’optique moins chers à portée de tous.

Stratégie de Marc Simoncini pour attaquer le marché de l’optique

Le PDG de Meetic change de métier et se lance dans l’optique, il vient de prendre la direction du site lentilles-moins-cheres.com, les fondateurs restent présents, mais sont minoritaires. Cette nouvelle structure sera baptisée Sensee et Marc Simoncini en deviendra le PDG. Il va investir 7,5 millions d’ici l’été pour recréer un nouveau site et utiliser la base de clients existante de lentilles-moins-cheres.com.

Marc Simoncini a pour stratégie de vendre des lunettes sur internet à un prix bien inférieur à celui pratiqué par les opticiens avec pignon sur rue. La société Sensee vendra des lunettes (verres + montures) à 39 euros. Prix inexistant dans la vente physique. Le but est de diviser par deux le budget lunettes des Français et permettre ainsi un renouvellement plus fréquent des lunettes. Au lieu de changer tous les 3 ans de lunettes, il sera possible de changer tous les ans.

Espérons que Mr Meetic n’a pas pris trop de retard, car le concept de vendre des lunettes à 40 euros existe déjà sur internet, le site européen Opticien24.fr propose toutes ses lunettes à 49 euros quelques soient les montures et les verres correcteurs, les 10 euros de moins feront peut être la différence. Il reste vrai que le marché de l’optique est un gros gâteau à partager avec ses 5,5 milliards d’euros en France.

Incertitude sur l’avenir de la vente de lunettes sur internet

Dernier rebondissement dans le monde de l’optique, le gouvernement tente de mettre un cadre un peu plus rigide à la vente de lentilles et lunettes sur internet. La nouvelle législation interdirait la vente de lunettes à forte correction sur internet. Ce qui est un réel frein au développement de la vente de lunettes et lentilles sur le net, sachant que les fortes corrections représentent 75 % du marché de l’optique.

Le gouvernement doit subir des pressions du côté des opticiens classiques, qui voient déjà leur chiffre d’affaire diminuer par magasin à cause d’une multiplication des boutiques d’optique et de site internet de vente en ligne.

Mais cette nouvelle loi devra passer devant la commission européenne, il est à parier que Bruxelles n’y sera pas favorable, cette dernière empêchant la libre circulation des services.

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